Hervé
Bianchi



En long et au large

À Bordeaux, il n’y a pas que les grands vins, ces grands crus que le monde entier nous envie.
La capitale de l’Aquitaine a donné naissance aussi à une délicieuse gourmandise, le fameux canelé. Mais cela, personne ne l’ignore. Ce que l’on sait moins, c’est que, tout comme le fils de Richard Cœur de Lion ou François Mauriac, Hervé y a vu le jour également. Pur bordelais et en toute objectivité, il ne tarit pas d’éloge sur sa ville natale. Elle est pour lui la plus belle du monde. On comprend facilement qu’il ait souhaité y rester le plus longtemps possible.

D’ouest en est

Après avoir préparé l’expertise comptable à Bordeaux, Hervé y transforme ses premiers essais professionnels en 1994. À un premier emploi de comptable exercé pendant sept ans succédera un poste de chef comptable trois ans durant. Logiquement, cet homme de métier étudie un nouveau plan en 2004. Il prend plein est, direction Lyon. La ville lui ouvre les portes de Petro-Lyon, filiale de Dyneff pour les refermer dix-huit mois plus tard suite à un rachat après liquidation. Sans attendre, Hervé opte pour Bexley, marque lyonnaise de chaussures pour homme. Il prend en charge la comptabilité du siège et celles d’une dizaine de boutiques en France. Après un an, une opportunité se présente au Club Med.

Cap au nord !

Le voilà G.O et responsable financier du village de Tignes, puis Serre Chevalier et enfin Opio. Là, coup de trident en plein cœur. Une RH prénommée Virginie deviendra la compagne de sa vie. Changement de décor, Hervé pense toujours aux bords de la Garonne. Mais dans la région les jobs ne sont pas légion. À Paris, une société suédoise, Camfil, recrute Hervé comme responsable comptable et financier. Il intègre ensuite le projet d’une implantation d’AX 2009. « Un super projet avec trois personnes détachées sur un volet client, logistique et production usine », se souvient Hervé. Une réussite à l’issue de laquelle Camfil tarde à le réaffecter sur son ancien poste. Hervé met à jour son CV et la mention AX fait très vite son effet. En août 2013, Flexmind l’engage comme consultant finance senior. Il y fait la connaissance de quelques-uns des futurs piliers de FiveForty° et les rejoindra en septembre 2019.

Valeurs cardinales

« Chez FiveForty°, c’est plus humain, plus proche. Davantage sur le savoir-être aussi… Ça fait la différence pour moi et j’y retrouve ce que j’aime », souligne Hervé. « Et puis, dans une petite structure on fait attention les uns aux autres et tout naturellement au client aussi ». Aujourd’hui, il a en charge les crèches Babilou. Comme quoi la vie fait bien les choses pour celui qui est jeune papa pour la première fois. « Et Martin va avoir un petit frère ! », annonce Hervé au passage. Ce qu’il aime dans son travail ? « Former les gens, leur montrer comment tirer le meilleur de l’outil, réussir à les convaincre de la bonne façon de faire, même si au départ les avis divergent », répond-il. Plus jeune, Hervé bidouillait les ordis, c’était sa passion. Pour autant, il était loin d’imaginer la migration de sa formation initiale vers le métier qu’il exerce aujourd’hui. Le consultant finance interroge : « Qui aurait prévu alors l’essor et l’apport des progiciels de gestion intégrés ? ».

Plein sud

Il n’y pas que l’informatique dans la vie. Dans la sienne, son petit Martin de deux ans et demi prend une très grande place. Mais, plongeur émérite, Hervé n’est pas du genre à se laisser submerger. Célibataire, cette passion fut l’occasion de voyages et de découvertes. « Nous filions vers un spot de plongée en mer Rouge, au large de Hourgada quand une cinquantaine de dauphins se rapprocha du bateau. On a tous enfilé masques, palmes et tubas pour nager avec eux. Un moment superbe. Et puis soudain, ils sont partis. Comme s’ils avaient autre chose à faire. Le chef avait dû dire cétacé ! », se remémore Hervé dont l’humour fait souvent surface. Aujourd’hui, il est comme un dauphin dans l’eau dans un travail où il apprécie des collègues qui sont comme une famille. « Tout va très bien, à ceci près que j’apprécierais que nos séminaires ne se passent plus pendant les vacances scolaires ! », confie-t-il avec un sourire.