Théo
Quemar



En mode code

Né à Rennes sur l’Arc atlantique, Théo va vite accrocher plusieurs cordes au sien. Après une scolarité dans sa Bretagne natale, il s’oriente sur un BTS en services informatiques des organisations. Sa mère enseignante lui fait part d’un article sur le lancement d’une école d’un tout nouveau genre : l’Ecole 42. Xavier Niel son fondateur y explique sa vision. Elle entre en résonance avec la corde sensible de Théo : le code.

« Désolé, j’ai piscine ! »

Enthousiaste, il abandonne le BTS et passe une série de tests en ligne. Il est admis dans la première promotion de l’Ecole 42. « Même si le programme, la méthode et le cursus me parlaient, l’école venait d’ouvrir. C’était quand même un pari risqué », admet-il. Des Macs partout sur trois étages, des open spaces géants, des pièces de vie, une ouverture H24, « ça donnait envie d’aller bosser », s’enthousiasme Théo. Nouvelle école mais aussi nouveau principe. Seuls prérequis pour les étudiants : la motivation, le digital dans le sang et une endurance à l’épreuve des balles. Une ambiance militaire attend Théo : « j’ai d’abord fait connaissance avec la Piscine. Pendant un mois, évaluations et notations permanentes. Un sacré baptême du feu. Le système éducatif est calqué sur celui des jeux vidéo. Les étudiants démarrent au niveau zéro avec des premiers projets qu’ils doivent débloquer pour passer au niveau supérieur, avec des projets toujours plus complexes jusqu’au vingt- et-unième niveau. Au septième, Théo s’ouvre la porte des stages. Quelques temps après, il sera de l’inauguration de Station F avec des amis de 42. Théo a atteint le niveau 7. Avant son stage, il fait la connaissance à Paris d’une amie américaine. Il envisage de la rejoindre et souhaite compléter sa formation aux Etats-Unis.

De Berkeley à Manchester

Arrivé en Californie, il s’inscrit au Berkeley City College et suit un cursus plus général. Il perfectionne son anglais et suit quelques cours dans les amphis de UC Berkeley. De retour à Paris, il attaque ensuite un stage à Manchester. La société où il travaille trouve des prêts aux personnes souhaitant profiter de chirurgie plastique et assure la mise en contact avec les chirurgiens. Quand Théo revient d’Angleterre, est-ce dû au climat, sa motivation est un peu grippée. Théo a envie d’entrer dans la vie active. Pour y arriver plus vite, il choisit le statut de free-lance. « Là encore, ce n’était pas une solution de confort, mais l’action m’attirait et mon savoir acquis en informatique me rassurait », estime Théo avec le recul. Il se lance dans la conception de sites internet. Le Grand Rex lui fait confiance. Mais le besoin de stabilité se fait jour. Dans le cadre d’une soirée, il croise un ami d’ami, Alexandre, qui lui parle des projets qu’il mène. Le temps passe et Alexandre le rappelle et lui propose un entretien avec Jérôme de FiveForty°. « Je sors de l’entretien avec une impression étrange. Jérôme la référence du développement me posait mille questions sur ma connaissance de telle ou telle technologie. Je n’en connaissais pratiquement aucune… », confie Théo.

Partage d’expertises

Pourtant, Alexandre lui recommande de ne pas s’inquiéter. Trois mois plus tard, ce dernier lui demande s’il veut commencer la semaine suivante. A son arrivée chez FiveForty° sur le projet Lagardère Jérôme forme Théo sur l’application Tyndareus qu’il avait développée pour Relay. Aujourd’hui, chez FiveForty°, il apprécie le contexte de technologies de pointe et le partage d’expertise. Il se forme aussi à Power BI et s’occupe du développement du site et du SEO. « Les afterworks sont très sympas aussi. Débriefer la journée de travail tous ensemble en mode potes, c’est cool aussi », pointe Théo. Côté jardin, Théo parle aussi de beach volley qu’il pratique en club. Il a repris des cours de piano qu’il suivait enfant. Il s’y est fait un nouvel ami. Un véritable prodige : « à quinze ans, il est juste incroyable et m’apprend énormément de choses ». Et s’il n’avait pas travaillé dans l’informatique ? : « je me serais bien imaginé pratiquer un métier quelque part au bord de l’océan », envisage Théo, tout à ses embruns de Bretagne où il est actuellement en télétravail.