Diana
Gorciu



Être utile

« En termes de recrutement, notre cible est celle des consultants finance. Pour les profils fonctionnels, on privilégie les profils qui ont connu AX d’abord en tant que users. On recherche plutôt des gens qui viennent du métier », pointe Diana. Au premier contact, quand le feeling passe au téléphone, qu’elle sent une pointe d’humour et une vraie curiosité du candidat, Diana propose un entretien avec les associés. « Dans un univers de sollicitation intense, je cherche un état d’esprit qui va matcher avec nos valeurs de partage, d’écoute et d’innovation. Je veux cerner ce qu’attend la personne d’une start- up. Surtout quand beaucoup sont issus de grands cabinets ».

Not a Barbie Girl

La ville près du Danube. Ainsi nomme-t-on Brăila en Roumanie la cité qui se déploie le long de ses rives. C’est ici que Diana voit le jour, six ans après la révolution, dans une famille de commerçants. Pleine d’énergie, elle préfère la compagnie des garçons. Au grand dam de sa grand-mère Maria qui adore l’habiller en Barbie, tout en blanc. Mais elle préfère le foot et revient régulièrement couverte de boue. « Tu ne montes pas sur le toit des immeubles ! », lui intime encore Maria. Mais l’appel de l’interdit et le besoin de hauteur sont plus forts. Diana adore grimper le plus haut possible pour voir la ville illuminée se lover en éventail dans les courbes du Danube.

Enfance de l’art

Tout se joue dès l’enfance dit-on. Celle de Diana le confirme. Elle revoit sa grand-mère plongée en permanence dans les papiers et les factures de ses commerces. Diana se souvient : « Petite, j’avais un petit carnet bleu et je m’amusais avec ce que j’imaginais être des factures ». Quand d’autres jouaient à la marchande, elle se voyait plutôt dans le rôle de la comptable. Arrivée en France à l’âge de douze ans, Diana est bonne élève, en maths notamment. Elle se souvient de ses deux quartiers de prédilection à Paris, Montmartre et le quartier latin. Elle aime toujours à y revenir : « Le Sacré Cœur et Notre Dame me parlent. Ce qu’ils me disent me touche, et je ne sais pourquoi ». Plus tard, au lycée international de Paris, elle prépare un BTS de comptabilité. « Après le BTS, j’entre en DCG pour un diplôme général de comptable, mais là se trouvaient aussi des gens en reconversion professionnelle, bien plus âgés que moi ». Elle décide d’arrêter cette école. En parallèle, elle envisage un diplôme de comptabilité générale en alternance et dépose des CV. Lagardère la contacte, elle passe l’entretien. Son énergie, son état d’esprit font des étincelles. Elle ajoute au passage qu’elle parle couramment quatre langues : le roumain, le français, l’anglais et l’espagnol. Deux jours plus tard, elle est rappelée et on lui propose d’emblée un CDI. Elle occupera un poste de comptable pendant trois ans.

Diane chasseresse

De Lagardère, Diana passe directement à FiveForty°. Le déclic a lieu lors du premier séminaire de la nouvelle ESN en septembre 2018. Les épouses et compagnes des collaborateurs sont invitées. Alexandre, Catherine et Jonathan devisent autour de la problématique du recrutement des start-up en croissance rapide. Diana explique qu’elle aimerait beaucoup les aider avec ses réseaux et un bon usage de LinkedIn. Diana à l’instinct de la chasseuse de têtes. Elle gagne la confiance des associés et se tiendra à l’affût des meilleurs profils. Elle se lance en autoentrepreneur. Sa méthode a convaincu le board. Il lui propose le poste multifacettes d’assistante de direction avec un premier filtre sur le recrutement. La voici intégrée au team FiveForty°.

Différence durable

On lui demandez si l’esprit de famille et de soutien qui règne chez FiveForty° est soluble dans la croissance rapide de l’entreprise. Diana est confiante : « on pourradoubler largement le nombre de salariés. Ce qui se diffuse entre nos murs infuse en une jolie base pour garantir à l’avenir ce qui fait notre différence aujourd’hui ». Diana souligne l’aspect inter générationnel de FiveForty°. « On n’est pas dans le cliché de la start-up. Chez nous, seniors et juniors composent une osmose de compétences et d’énergies remarquables», note Diana. Ce qui l’agace dans son métier : « quand je n’ai pas de réponse d’un profil qui m’intéresse ». Ce qui lui plaît : « le soutien dont j’ai besoin de mes managers, par exemple sur des relances difficiles. Ils montent au créneau pour moi. Je ne suis pas consultante, mais le support je connais aussi ! », rit-elle. « Au final, ce que j’adore entre tout dans mon job, c’est d’avoir la sensation d’être utile dans des missions très concrètes », conclut Diana.